Le 18 mai c’était la fête du drapeau haïtien. Je ne suis pas particulièrement festive, mais cela ne veut pas dire que je n’y pense pas. J’ai toujours voulu que mes enfants connaissent un peu plus de l’histoire d’Haïti qui est extraordinaire malgré tout. A l’occasion de la fête du drapeau,  nous avons parlé de découverte d’Haïti par Christophe Colomb, de guerre de l’Indépendance et nous sommes tombés sur l’histoire de Capois La mort qui est une vraie leçon de persévérance.

Je me souviens de ma grande tante Rosema, qui nous disait toujours : en avant! En avant! Et même si tu tombes, tu te relèves comme Capois la Mort quand il s’était fait enlever son chapeau par les troupes de Napoléon. Même si j’étudiais mes leçons d’histoire, je n’avais pas trop compris, parce que le seul souci que j’avais à cette époque c’était d’aller verser ma mémoire sur des feuilles d’examen. J’avoue que ce n’était pas tout le temps réussi, maintenant je comprends qu’apprendre les leçons par cœur n’était jamais mon point fort. J’aime trop analyser et comme on dit ‘’Trop d’analyses paralysent’.

Bref! Hier soir j’ai raconté l’histoire de Capois la mort à ma fille et, je m’en suis rendu compte que cette histoire n’est qu’une autre histoire de persévérance et tout comme Winston Churchill a dit : ‘’Il ne faut jamais abandonner’’. Peu importe ce qu’on fait dans la vie, même si un boulet de canon pense nous jeter à terre comme les troupes de Rochambeau l’ont fait avec Capois la Mort, il faut prendre les rênes et continuer à avancer en criant ‘’En avant, en avant’’ jusqu’à ce que les ennemis capitulent. Parce qu’en fin de compte tout dépend de notre capacité à nous relever.

Voici en bref l’histoire de Capois La Mort, vous me direz si ce n’est pas une belle histoire de persévérance.

Alors que les balles s’envoient de toute part, Capois La Mort, un officier haïtien qui a vu sa brigade décimée pour la troisième fois par les tirs ennemis, est allé chercher des renforts pour la quatrième fois. Ainsi, il demanda à des hommes de le suivre en criant : ’’ En avant, en avant’’. Alors qu’il était à la tête de ses hommes, son cheval a été touché par un boulet de canon, il est tombé. Intrépide, il s’est relevé, pris son épée pour aller se placer à nouveau à la tête des  soldats, toujours en criant : ‘’en avant, en avant’’. C’est là que son bonnet garni de plumes a été emporté par un autre boulet…  Malgré tout, il n’a pas abandonné. Et l’histoire raconte que l’ennemi s’incline devant la bravoure de ce grand guerrier.

Si ma fille trouve que c’est une leçon de courage, moi j’ajoute que c’est une histoire de persévérance. Combien de fois, nous nous faisons jeter par un canon et nous choisissons de rester à terre.  Nos ennemis, la peur du qu’en-dira-t-on,   la procrastination et tant d’autres.. nous empêchent de nous lever. Désormais, chaque fois que je veux faire quelque chose et que les ennemis me jettent par terre, je compte crier : ‘’En avant, en avant’’ comme Rosema nous disait quand nous étions enfants.

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