La décision de publier un livre est un acte irrévocable. Un livre laisse des traces indélébiles. On ne peut plus changer d’avis.
C’est bon ou ce n’est pas bon… cette incertitude qui prend place dans la tête de celui qui écrit. Comment rester indifférent? Écrire, c’est s’ouvrir. C’est  »étaler notre âme au grand jour ».
Écrire c’est plus qu’une thérapie, c’est une porte de sortie vers l’action.
Écrire c’est parfois vomir toutes ses choses qui engorgent le subconscient et qui débordent.
Difficile de démêler tout cela.
Dès qu’on parle de la vie et de ses injustices, les mots pauvreté, misère, gardent une place de choix. Ses mots très laids qui embellissent la lutte. Pour les enfants domestiques, c’est maltraitance, humiliation, déception qui tapissent leur journée.
Ces mots qui blessent, ces mots qui frappent, ces mots qui rendent susceptibles, ces mots qui dérangent. Quelques fois, on préfère se taire au lieu de continuer.
Mais parfois, le silence est l’apanage des lâches. Laisser près de 300 000 enfants croupir dans ces conditions est un crime contre l’humanité. Tous ceux qui prennent conscience qui ne fais rien, gardent une part de culpabilité. Beaucoup d’organisations essaient de faire quelque chose, mais ce n’est jamais assez. Chaque personne doit contribuer.
Ma mission c’est transformer des mots en arme pour combattre l’inégalité et vous… Connaissez-vous la vôtre?
Au moins, les mots me laissent le temps de bien mijoter mon entrée en scène. Pour moi, ce n’est pas une improvisation. Pouvez-vous laisser le message d’Ève dans  »la petite fille qui voulait aller à l’école » vous transporter? Les enfants ont besoin d’espoir.
Et comme j’écris dans le livre ‘’Ève n’était qu’un enfant restavek comme tant d’autres, un pantin comme les milliers pantins qui vivotent dans ce pays. IL y en a trop, en Haïti. L’industrie les fabrique en trop grande quantité. Il y a les enfants des coïts d’un soir pour quelques gourdes, les enfants de viols collectifs, les enfants de l’insécurité, les enfants de la pauvreté, les enfants de l’ennui, les enfants de la corruption. Les petites victimes de la politique, les orphelins de la mer et de la frontière, les abandonnés, les opprimés, les laissés pour compte, tous livrés à eux-mêmes…
Avec les mots, on peut changer le monde. Pour moi, le moment est venu, je dirai que j’avais combattu avec les mots, c’est ironique. Mais au moins, j’avais fait connaitre leur situation…
Je vous remercie de laisser un commentaire, c’est très apprécié.

 

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